Allez, un petit billet estival un peu léger, dans lequel je
vais parler uniquement de mon "activité romanesque".
Où en est mon roman précédent "L'Homme maigre" ? J'ai signé en
mars un contrat avec les éditions Luciférines, la sortie est
toujours prévue pour fin 2016/début 2017.
Scoop : j'ai enfin vu la maquette de la couverture proposée par
l'illustrateur et... elle est magnifique, bien sûr ! Un peu comme
si je l'avais dessinée moi-même... ;)
Non, sans rire, je la trouve très réussie : le climat du roman
est là, c'est incroyable. Ceux qui ont vécu ce moment savent à
quel point on se sent bizarre en regardant la couverture de son
premier roman. C'est très étrange comme sensation.
Dernière étape, pour moi : la phase des corrections éditoriales. À suivre...
Le prochain roman sera un thriller fantastique. Je travaille sur
le synopsis depuis un bon mois, mais les idées étaient déjà assez
avancées. Mes outils ? J'ai suivi un peu la même trame que pour
"L'Homme maigre" ; puis relecture de "L'anatomie du scénario"
de Truby, enfin soumission à quelques lecteurs. Je pense me lancer
dans l'écriture du premier jet cet automne ou cet hiver, selon ce
que la vraie vie (l'IRL oui) me réservera. Faut pas s'enflammer...
Détail amusant : en même temps que je relisais Truby, je m'amusais
à tisser la trame d'un deuxième récit, non SFFF celui-ci.
Une sorte de roman noir/loufoque, sur fond de paranormal, mais
sans la présence du genre fantastique. Peut-être ce truc sera-t-il
mon premier roman non SFFF, à voir l'an prochain...
Allez, ce sera tout pour aujourd'hui.
dimanche 21 août 2016
dimanche 24 juillet 2016
"Artiste VS Technicien" ?
Peut-on apprendre l’art du récit ? À propos
d’un débat jamais clos, qui agite le petit monde des auteurs
et qui continuera de l’agiter longtemps encore.
Pour celles et
ceux que la curiosité dévore, rendez-vous dans ma « Boîte à
outils » (en bas à droite).
J’ai pas de certitude absolue, encore moins
la science infuse. Je pense "comme la dame elle dit", mais
j’aurais pas réussi à exprimer ça aussi simplement :
« Je pense depuis longtemps que l’écriture est articulée autour de deux pans distincts, mais d’une égale importance, l’un relevant de l’art, l’autre de la technique. L’art ne s’apprend pas, c’est évident. On ne peut pas faire acquérir à autrui une âme d’artiste, une sensibilité d’écrivain, ou même la passion de coucher des mots sur le papier, qui est le don et la malédiction de ceux qui façonnent la prose et la poésie. Mais il est grotesque que de prétendre que le b.a ba de la fiction ne peut être inculqué ; pour moi, c’est une preuve de myopie intellectuelle ». E.Georges.
La seule
difficulté, comme souvent avec la technique, c’est de savoir
s’en affranchir. Y a t-il un risque de voir l’écriture
s’uniformiser, de voir tous les récits se ressembler ? Y
a t-il un risque pour l’auteur de seulement naviguer d’un
atelier d’écriture à l’autre sans jamais finaliser aucun
écrit ? De faire le touriste sur les salons ou sur les
forums sans vraiment s’investir dans un projet d’écriture
personnel ?
Aucun de ces
dangers n’est à écarter totalement. Mais on retrouve les
mêmes interrogations dans d’autres domaines : si je prends
l’exemple de la musique, c’est flagrant. Néanmoins, en
musique, personne ne remet en question l’existence d’une
« technique ». Tout au plus, certains dénoncent-ils l’excès
de cette technique dans tel ou tel genre musical, mais rares
sont les musiciens qui vont jusqu’à nier son existence.
Curieusement,
cette « négation » est assez répandue dans le milieu
littéraire. Il ne m’appartient pas d’expliquer cette
bizarrerie. Je me contente juste d’expliquer de la manière
la plus simple possible, à quels outils je recours, et pour
celles/ceux que ça intéresse, où les trouver.
Ce qui m’a le
plus fait progresser, je pense, c’est la travail de
bêta-lecture, en particulier celui sur le forum CoCyclics.
Lien ici : CoCyclics
Les manuels eux
sont intéressants pour canaliser ce que j’appelle mon
« moulin à conneries », c’est-à-dire la propension à écrire
au kilomètre. Écrire un premier jet de 300 pages, en
quelques mois, sans plan, sans synopsis, sans fiche de
personnage, voire sans trame, c’est possible, c’est même par
ça que j’ai commencé. Mais c’était un peu un récit qui
s’adressait à moi-même et dont personne d’autre ne pouvait
piger les clés. C’est tripant mais ça ne mène nulle part.
Quand j’ai « déconstruit » ce récit foutraque, j’ai cherché
un protagoniste, un objectif etc. C’est marqué dans le
manuel, certes, mais c’est surtout très utile au lecteur !
Des manuels que
j’ai lus je retiendrai : « La dramaturgie » de Lavandier,
parce que le notions essentielles sont là. « L’anatomie du
scénario » de Truby s’adresse davantage à ceux qui
recherchent une aide pratique : il s’agit presque d’un
cahier d’exercice. On peut passer tout son récit à la
moulinette du « Truby » et compléter ce qui manque, déplacer
ce qui n’est pas à la bonne place etc. Le genre de choses
qui scandalise certains. J’ai trouvé ça ludique et
terriblement efficace. Ce ne sont ni Truby ni Lavandier qui
ont choisi mon personnage, mes thèmes, mon univers,
l’ambiance, le ton, l’écriture. C’est moi. Ils m’ont juste
aidé à ne pas reproduire un texte aussi abscons que celui de
mon premier manuscrit (que j’adore toujours… mais je suis le
seul !). J’ai pioché dans ce premier manuscrit tous les
éléments qui me paraissaient utiles et j’ai réécrit
l’histoire : deux éditeurs ont été intéressés par cette
nouvelle version. J’ai signé avec l’un d’eux.
Alors que
faut-il faire : lire des blogs, des manuels, participer à
des forums, des ateliers, écrire des nouvelles ou se rendre
sur des salons ?
Tout ça à la
fois… ou rien de tout ça. Peu importe.
Certains ne
ressentent ni le besoin, ni l’envie de piocher là-dedans et
parviennent à leurs fins. Tant mieux. D’autres y piochent avec
parcimonie, d’autres enfin sont des consommateurs acharnés,
ils vident littéralement la boîte à outils !
Chacun sa
méthode.
Au final, une
seule chose compte : le résultat.
samedi 9 juillet 2016
"Une petite évasion", nouvelle noire
Ma première nouvelle noire publiée, ce sera pour cet automne !
"Une petite évasion" a été retenue pour un concours de nouvelles : celui du festival polar "Les Ancres Noires" (Le Havre, juin 2016).
Les 5 nouvelles primées sortiront dans un recueil qui ressemblera à ça (à droite, l'édition 2015):
Liste des auteurs :
"Une petite évasion" a été retenue pour un concours de nouvelles : celui du festival polar "Les Ancres Noires" (Le Havre, juin 2016).Les 5 nouvelles primées sortiront dans un recueil qui ressemblera à ça (à droite, l'édition 2015):
Liste des auteurs :
- Véronique Gault pour La cathédrale des souris (Fontenay sous bois)
- Dimitri Bulan pour Triptyque (Fécamp)
- Xavier Otzi pour Une petite évasion (Caluire)
- Victor Guilbert pour Mémoire d’un trou (Paris)
-
Christian Elain pour L’homme sur la plage (Lanvéoc)
Les Ancres Noires
Rendez-vous dans quelques mois...
vendredi 17 juin 2016
Morgane Caussarieu, "Je suis ton ombre" (Mnémos)
Je ne suis pas chroniqueur et je pense que je
ne ferai jamais une bonne chronique. Ah oui, aussi : j'évite de
lire les chroniques, je les trouve souvent chiantes, et je préfère
lire directement les livres. Voilà, c'est dit.
J'ai dévoré « Je suis ton ombre », de
Morgane Caussarieu. Et j'ai envie de
partager ce moment de lecture.
Le propos ? Le sud-ouest de la France, de
nos jours. Poil de Carotte est un petit garçon qui se cherche...
Va-t-il faire ami-ami avec Timmy, dont la bande de potes terrorise
les élèves de l'école, ou va-t-il rester fidèle à David, son
copain un peu lourdaud ? Et puis cette vieille maison au milieu
des bois, partie en flammes, ses occupants dont on ne sait pas
grand-chose... Quel mystère plane sur la vieille demeure ? Poil
de carotte y découvre un cahier qu'il feuillette chaque jour :
il lui livre un récit terrifiant, celui vécu par deux enfants au
cœur des bayous de Louisiane quelques siècles plus tôt. Quels
liens mystérieux Poil de Carotte noue-t-il avec les protagonistes de
ce journal ?
La mécanique du roman se met doucement en
place, les deux histoires convergent vers un final implacable.
Terrible.
« Je suis ton ombre » est un récit
fantastique. Il me semble qu'il vaut mieux ne pas dévoiler au
lecteur de quel « sous-genre » il relève : j'aurais
préféré ne pas le savoir et le découvrir au cours de ma lecture.
Mon conseil : ne lisez pas la 4e de couv.
Premier atout du roman : une écriture qui
m'a ravi, mais je préfère parler de « voix des personnages »
que d'écriture ou de style. Bref, c'est fluide, élégant,
immersif. Nickel. Autres atouts : des persos suffisamment riches
pour qu'on ait envie de les « suivre », une tension qui
ne retombe pas, une histoire solide. Rien que ça, oui.
Enfin, l'autre gros atout à mon avis :
l'immersion dans les bayous de Louisiane est grandement facilitée
par la qualité de la « peinture » proposée. Mais
attention : pas de guide touristique, pas de thèse en histoire
ou en ethnographie, ici tout est utile et tout fonctionne. Et pour
réussir ça, il faut un peu connaître son sujet. Alors, j'ignore si
l'auteure connaît personnellement la Louisiane, mais il paraît
évident qu'elle s'est documentée. Ça transpire le bayou, les
négriers, le commerce des esclaves, les indiens... Le résultat est
là. Je n'ai pas l'impression de surfer de manière superficielle sur
quelques vagues poncifs, mais bien d'avancer pas à pas dans les
arcanes d'une société basée sur l'esclavagisme et le commerce des
noirs africains. C'est glaçant et moite à la fois, ça prend aux
tripes. Comme l'ensemble de ce roman.
Morgane : merci. Bravo. Au plaisir de te
lire à nouveau.
lundi 13 juin 2016
Malpertuis VII, "Le syndrome de Fukushima"
L'antho Malpertuis VII est sortie !
Au sommaire, 23 nouvelles inédites fantastiques !
J'ai commis pour ce recueil "Le syndrome de Fukushima", une de mes nouvelles les plus longues.
Une famille franco-japonaise a fui le Japon après le drame du 11 mars 2011.
La grossesse inquiétante de Léa, la disparition de son mari, les visions étranges de leur petite fille... ce sont quelques-uns des ingrédients de ce récit.
Concernant le reste du recueil, j'ai presque tout lu, mais je ne vais pas jouer les critiques littéraires :
1/ je fais ça très mal. 2/ je serais dans le cas présent juge et partie...
Allez, j'en ai encore 7 à dévorer, mais je glisserai juste un mot : ma nouvelle préférée, celle de Raphaël Boudin, "Les femelles porteuses d'idoles". Alors, voici mon mot : "cronenbergienne" ;)
Et, en toute honnêteté, toutes les autres nouvelles lues sont de qualité. Simplement, il y a des ambiances différentes, des manières de traiter les sujets différentes. Mon avis de lecteur est donc totalement subjectif.
Achetez l'anthologie et lisez-la, c'est encore le mieux à faire.
Cliquez sur le lien "Malpertuis VII" ci-dessous pour aller sur le site de l'éditeur et acheter ce chouette recueil :
Malpertuis VII
Merci à Thomas Bauduret et à Christophe Thill pour ce beau travail, merci à eux pour leur gentillesse, merci et bravo aux 22 autres auteur(e)s.
Au sommaire, 23 nouvelles inédites fantastiques !
J'ai commis pour ce recueil "Le syndrome de Fukushima", une de mes nouvelles les plus longues.
Une famille franco-japonaise a fui le Japon après le drame du 11 mars 2011.
La grossesse inquiétante de Léa, la disparition de son mari, les visions étranges de leur petite fille... ce sont quelques-uns des ingrédients de ce récit.
Concernant le reste du recueil, j'ai presque tout lu, mais je ne vais pas jouer les critiques littéraires :
1/ je fais ça très mal. 2/ je serais dans le cas présent juge et partie...
Allez, j'en ai encore 7 à dévorer, mais je glisserai juste un mot : ma nouvelle préférée, celle de Raphaël Boudin, "Les femelles porteuses d'idoles". Alors, voici mon mot : "cronenbergienne" ;)
Et, en toute honnêteté, toutes les autres nouvelles lues sont de qualité. Simplement, il y a des ambiances différentes, des manières de traiter les sujets différentes. Mon avis de lecteur est donc totalement subjectif.
Achetez l'anthologie et lisez-la, c'est encore le mieux à faire.
Cliquez sur le lien "Malpertuis VII" ci-dessous pour aller sur le site de l'éditeur et acheter ce chouette recueil :
Malpertuis VII
Merci à Thomas Bauduret et à Christophe Thill pour ce beau travail, merci à eux pour leur gentillesse, merci et bravo aux 22 autres auteur(e)s.
À l'an prochain ?
lundi 30 mai 2016
Les Imaginales 2016
J'innove : ma première visite aux Imaginales, mes premières dédicaces en salon, mon premier article "one shot" (aujourd'hui, je n'écris pas de brouillon ! l'article va ressembler à ce que j'ai vécu : une course folle).
Arrivée vendredi 27 avec Cédric autour de midi. Saut rapide à notre appart' RBNB, pique-nique fissa et "à nous l'après-midi" : salon, conférences, re-salon, boire un coup, re-salon, re-conférence... Bref, on a croisé beaucoup de monde, des filles body paintées qui chantent des airs d'opéra, des éditeurs, des magiciens, des dragons, des châteaux forts, et bien sûr des auteurs et des grenouilles.
Le soir en terrasse, place des Vosges, avec Manu et les autres, en t-shirt ou presque jusqu'à plus de minuit, top !
Le lendemain matin, Elodie (en photo ci-dessus) nous a gentiment incrustés sur le stand Malpertuis où nous avons dédicacé l'antho Malpertuis VII : super moment avec Christophe et Thomas, merci à eux. Passé sur le stand Luciférines, où Barbara et les nouvellistes de "Sombres félins" dédicaçaient à tout va, eux aussi. Code couleur ? Le noir ! Ambiance Catwoman et La Crampe à tous les étages ;) Puis pique-nique CoCyclics, encore des rencontres et des rencontres (salut à toi "Bourbon kid" ;). Bref. On a repris la route samedi aprèm, le 28...
Ambiance un peu comme ça, pour Cédric et moi :
Pfiou ! Tout est allé tellement vite... Je ne suis plus tout à fait sûr que tout ça était bien réel.
J'ai déjà visité un petit paquet de salons, celui-ci n'était pas le premier. Mais si je devais en refaire un seul : sans hésiter, ce serait celui des Imaginales.
Merci à toutes/tous celles/ceux rencontré(e)s, la liste est trop longue, je ne la ferai donc pas.
Long live les Imaginales ! Et à l'an prochain ;)
dimanche 1 mai 2016
En mai, fais ce qu'il te plaît, mais va au Bloody Week-end !
Alors, je vais
me déplacer comme simple visiteur au salon des Imaginales (Épinal),
les 28/29 mai, où je n'ai rien à vendre et aucun stand derrière
lequel m'afficher... et pourtant !
Pourtant, mon
éditeur sera là, mon éditeur préféré, biodégradable,
éco-responsable, celui que les hommes préfèrent et dont les femmes
sont jalouses (ou le contraire ?)... mon éditeur quoi : les
éditions Luciférines !
Le lien est là :
Visitez le site,
allez voir leur stand, achetez leurs livres ! Je dis ça parce
que c'est mon éditeur, bien sûr. Mais pourquoi est-ce mon éditeur ?
La raison la
plus importante à mes yeux, c'est que les Luciférines fait partie,
comme quelques autres, de ces éditeurs que j'ai découverts sur les
salons, sur Internet (pas de remarque désagréable, merci), dont
j'ai acheté les livres, et dont le travail m'a convaincu. Et c'est
pour cette raison que je leur ai envoyé mon manuscrit.
Et comme un
bonheur n'arrive jamais seul (c'est faux, mais je laisse), les
éditions Malpertuis seront aux Imaginales aussi, avec sous le bras
la nouvelle anthologie dont j'ignore le nom.
Ah, « Malpertuis
VII », non ?
J'ai signé une
nouvelle dans ce recueil, je découvrirai donc le « résultat
papier », la bête, sur le stand avec une putain d'émotion !
Viendez !
Il aura des
éditeurs extra, plein de visiteurs, des décors, des déguisements,
du speed dating pour les auteurs, et les grosses divisions de chez
CoCyclics.
See you soon,
froggies ;)
Seul bémol :
ça tombe la même semaine que le « Bloody week-end » à
Audincourt ! Du cinéma Z, des filles qui hurlent, des types qui
leur courent après avec une tronçonneuse, bref... un chouette
programme là aussi ! Et je vais le rater.
Mais je le jure,
j'irai au « Bloody week-end » un de ces quatre !
Comment ça,
j'avais dit la même chose pour le Hellfest ?
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