NOIR / THRILLER / FANTASTIQUE

dimanche 16 octobre 2016

Septembre Octobre Novembre

Pêle-mêle...

Passé au salon Les Aventuriales de Ménétrol en septembre et c'était ma foi très sympa !
Site des Aventuriales
Merci Elodie, Lilie et Cédric pour ce chouette moment  ;)
RV l'an prochain :

Depuis quelques semaines, j'ai suspendu toute autre activité pour me consacrer exclusivement à la bêta-lecture d'un roman. Et je m'éclate. Un auteur m'a fait l'honneur de me confier son précieux Graal, j'ai donc mis au placard synopsis et recueil de nouvelles. On verra tout ça plus tard...  ;)

Samedi prochain, l'équipe des éditions Malpertuis sera au Dépôt Imaginaire (Lyon), avec sa célèbre anthologie et le reste de son catalogue sous le bras. J'y serai, Elodie Serrano, Valérie Simon et d'autres seront de la partie. On va ressortir les stylos ;)
Le Dépôt Imaginaire
 Site Malpertuis

Et puis, il y aura Fantasy en Beaujolais le mois prochain, et puis les dates des Imaginales sont déjà calées pour 2017, et puis je passe un excellent moment en lisant "Apostasie" de Vincent Tassy... et puis voilà.
Après ma bêta-lecture en cours, une autre lecture m'attendra peut-être.

Et puis enfin : mon synopsis m'attend !
Pas de temps à perdre.
:)



dimanche 21 août 2016

D'un roman à l'autre...

Allez, un petit billet estival un peu léger, dans lequel je vais parler uniquement de mon "activité romanesque".
Où en est mon roman précédent "L'Homme maigre" ? J'ai signé en mars un contrat avec les éditions Luciférines, la sortie est toujours prévue pour fin 2016/début 2017.
Scoop : j'ai enfin vu la maquette de la couverture proposée par l'illustrateur et... elle est magnifique, bien sûr ! Un peu comme si je l'avais dessinée moi-même...  ;)
Non, sans rire, je la trouve très réussie : le climat du roman est là, c'est incroyable. Ceux qui ont vécu ce moment savent à quel point on se sent bizarre en regardant la couverture de son premier roman. C'est très étrange comme sensation.
Dernière étape, pour moi : la phase des corrections éditoriales. À suivre...
Le prochain roman sera un thriller fantastique. Je travaille sur le synopsis depuis un bon mois, mais les idées étaient déjà assez avancées. Mes outils ? J'ai suivi un peu la même trame que pour "L'Homme maigre" ; puis relecture de "L'anatomie du scénario" de  Truby, enfin soumission à quelques lecteurs. Je pense me lancer dans l'écriture du premier jet cet automne ou cet hiver, selon ce que la vraie vie (l'IRL oui) me réservera. Faut pas s'enflammer...

Détail amusant : en même temps que je relisais Truby, je m'amusais à tisser la trame d'un deuxième récit, non SFFF celui-ci. Une sorte de roman noir/loufoque, sur fond de paranormal, mais sans la présence du genre fantastique. Peut-être ce truc sera-t-il mon premier roman non SFFF, à voir l'an prochain...
Allez, ce sera tout pour aujourd'hui.

dimanche 24 juillet 2016

"Artiste VS Technicien" ?

Peut-on apprendre l’art du récit ? À propos d’un débat jamais clos, qui agite le petit monde des auteurs et qui continuera de l’agiter longtemps encore.

J’ai pas de certitude absolue, encore moins la science infuse. Je pense "comme la dame elle dit", mais j’aurais pas réussi à exprimer ça aussi simplement :

« Je pense depuis longtemps que l’écriture est articulée autour de deux pans distincts, mais d’une égale importance, l’un relevant de l’art, l’autre de la technique. L’art ne s’apprend pas, c’est évident. On ne peut pas faire acquérir à autrui une âme d’artiste, une sensibilité d’écrivain, ou même la passion de coucher des mots sur le papier, qui est le don et la malédiction de ceux qui façonnent la prose et la poésie. Mais il est grotesque que de prétendre que le b.a ba de la fiction ne peut être inculqué ; pour moi, c’est une preuve de myopie intellectuelle ». E.Georges.

La seule difficulté, comme souvent avec la technique, c’est de savoir s’en affranchir. Y a t-il un risque de voir l’écriture s’uniformiser, de voir tous les récits se ressembler ? Y a t-il un risque pour l’auteur de seulement naviguer d’un atelier d’écriture à l’autre sans jamais finaliser aucun écrit ? De faire le touriste sur les salons ou sur les forums sans vraiment s’investir dans un projet d’écriture personnel ?

Aucun de ces dangers n’est à écarter totalement. Mais on retrouve les mêmes interrogations dans d’autres domaines : si je prends l’exemple de la musique, c’est flagrant. Néanmoins, en musique, personne ne remet en question l’existence d’une « technique ». Tout au plus, certains dénoncent-ils  l’excès de cette technique dans tel ou tel genre musical, mais rares sont les musiciens qui vont jusqu’à nier son existence.
Curieusement, cette « négation » est assez répandue dans le milieu littéraire. Il ne m’appartient pas d’expliquer cette bizarrerie. Je me contente juste d’expliquer de la manière la plus simple possible, à quels outils je recours, et pour celles/ceux que ça intéresse, où les trouver.

Ce qui m’a le plus fait progresser, je pense, c’est la travail de bêta-lecture, en particulier celui sur le forum CoCyclics. Lien ici : CoCyclics
 
Les manuels eux sont intéressants pour canaliser ce que j’appelle mon « moulin à conneries », c’est-à-dire la propension à écrire au kilomètre. Écrire un premier jet de 300 pages, en quelques mois, sans plan, sans synopsis, sans fiche de personnage, voire sans trame, c’est possible, c’est même par ça que j’ai commencé. Mais c’était un peu un récit qui s’adressait à moi-même et dont personne d’autre ne pouvait piger les clés. C’est tripant mais ça ne mène nulle part. Quand j’ai « déconstruit » ce récit foutraque, j’ai cherché un protagoniste, un objectif etc. C’est marqué dans le manuel, certes, mais c’est surtout très utile au lecteur !
Des manuels que j’ai lus je retiendrai : « La dramaturgie » de Lavandier, parce que le notions essentielles sont là. « L’anatomie du scénario » de Truby s’adresse davantage à ceux qui recherchent une aide pratique : il s’agit presque d’un cahier d’exercice. On peut passer tout son récit à la moulinette du « Truby » et compléter ce qui manque, déplacer ce qui n’est pas à la bonne place etc. Le genre de choses qui scandalise certains. J’ai trouvé ça ludique et terriblement efficace. Ce ne sont ni Truby ni Lavandier qui ont choisi mon personnage, mes thèmes, mon univers, l’ambiance, le ton, l’écriture. C’est moi. Ils m’ont juste aidé à ne pas reproduire un texte aussi abscons que celui de mon premier manuscrit (que j’adore toujours… mais je suis le seul !). J’ai pioché dans ce premier manuscrit tous les éléments qui me paraissaient utiles et j’ai réécrit l’histoire : deux éditeurs ont été intéressés par cette nouvelle version. J’ai signé avec l’un d’eux.

Alors que faut-il faire : lire des blogs, des manuels, participer à des forums, des ateliers, écrire des nouvelles ou se rendre sur des salons ?
Tout ça à la fois… ou rien de tout ça. Peu importe.
Certains ne ressentent ni le besoin, ni l’envie de piocher là-dedans et parviennent à leurs fins. Tant mieux. D’autres y piochent avec parcimonie, d’autres enfin sont des consommateurs acharnés, ils vident littéralement la boîte à outils !
Chacun sa méthode.
Au final, une seule chose compte : le résultat.

Pour celles et ceux que la curiosité dévore, rendez-vous dans ma « Boîte à outils » (en bas à droite).

samedi 9 juillet 2016

"Une petite évasion", nouvelle noire

Ma première nouvelle noire publiée, ce sera pour cet automne !


"Une petite évasion" a été retenue pour un concours de nouvelles : celui du festival polar "Les Ancres Noires" (Le Havre, juin 2016).

Les 5 nouvelles primées sortiront dans un recueil qui ressemblera à ça (à droite, l'édition 2015):




Liste des auteurs :
  • Véronique Gault  pour La cathédrale des souris (Fontenay sous bois)
  • Dimitri Bulan  pour Triptyque (Fécamp)
  • Xavier Otzi pour Une petite évasion (Caluire)
  • Victor Guilbert pour Mémoire d’un trou (Paris)
  • Christian Elain pour L’homme sur la plage (Lanvéoc)
     

    Les Ancres Noires

     
    Rendez-vous dans quelques mois...

vendredi 17 juin 2016

Morgane Caussarieu, "Je suis ton ombre" (Mnémos)

Je ne suis pas chroniqueur et je pense que je ne ferai jamais une bonne chronique. Ah oui, aussi : j'évite de lire les chroniques, je les trouve souvent chiantes, et je préfère lire directement les livres. Voilà, c'est dit.
J'ai dévoré « Je suis ton ombre », de Morgane Caussarieu. Et j'ai envie de partager ce moment de lecture.

Le propos ? Le sud-ouest de la France, de nos jours. Poil de Carotte est un petit garçon qui se cherche... Va-t-il faire ami-ami avec Timmy, dont la bande de potes terrorise les élèves de l'école, ou va-t-il rester fidèle à David, son copain un peu lourdaud ? Et puis cette vieille maison au milieu des bois, partie en flammes, ses occupants dont on ne sait pas grand-chose... Quel mystère plane sur la vieille demeure ? Poil de carotte y découvre un cahier qu'il feuillette chaque jour : il lui livre un récit terrifiant, celui vécu par deux enfants au cœur des bayous de Louisiane quelques siècles plus tôt. Quels liens mystérieux Poil de Carotte noue-t-il avec les protagonistes de ce journal ?
La mécanique du roman se met doucement en place, les deux histoires convergent vers un final implacable. Terrible.
« Je suis ton ombre » est un récit fantastique. Il me semble qu'il vaut mieux ne pas dévoiler au lecteur de quel « sous-genre » il relève : j'aurais préféré ne pas le savoir et le découvrir au cours de ma lecture. Mon conseil : ne lisez pas la 4e de couv.
Premier atout du roman : une écriture qui m'a ravi, mais je préfère parler de « voix des personnages » que d'écriture ou de style. Bref, c'est fluide, élégant, immersif. Nickel. Autres atouts : des persos suffisamment riches pour qu'on ait envie de les « suivre », une tension qui ne retombe pas, une histoire solide. Rien que ça, oui.
Enfin, l'autre gros atout à mon avis : l'immersion dans les bayous de Louisiane est grandement facilitée par la qualité de la « peinture » proposée. Mais attention : pas de guide touristique, pas de thèse en histoire ou en ethnographie, ici tout est utile et tout fonctionne. Et pour réussir ça, il faut un peu connaître son sujet. Alors, j'ignore si l'auteure connaît personnellement la Louisiane, mais il paraît évident qu'elle s'est documentée. Ça transpire le bayou, les négriers, le commerce des esclaves, les indiens... Le résultat est là. Je n'ai pas l'impression de surfer de manière superficielle sur quelques vagues poncifs, mais bien d'avancer pas à pas dans les arcanes d'une société basée sur l'esclavagisme et le commerce des noirs africains. C'est glaçant et moite à la fois, ça prend aux tripes. Comme l'ensemble de ce roman.
Morgane : merci. Bravo. Au plaisir de te lire à nouveau.

lundi 13 juin 2016

Malpertuis VII, "Le syndrome de Fukushima"

L'antho Malpertuis VII est sortie !

Au sommaire, 23 nouvelles inédites fantastiques !
J'ai commis pour ce recueil "Le syndrome de Fukushima", une de mes nouvelles les plus longues.

Une famille franco-japonaise a fui le Japon après le drame du 11 mars 2011. 
La grossesse inquiétante de Léa, la disparition de son mari, les visions étranges de leur petite fille... ce sont quelques-uns des ingrédients de ce récit.

Concernant le reste du recueil, j'ai presque tout lu, mais je ne vais pas jouer les critiques littéraires :
1/ je fais ça très mal. 2/ je serais dans le cas présent juge et partie...

Allez, j'en ai encore 7 à dévorer, mais je glisserai juste un mot : ma nouvelle préférée, celle de Raphaël Boudin, "Les femelles porteuses d'idoles". Alors, voici mon mot : "cronenbergienne" ;)

Et, en toute honnêteté, toutes les autres nouvelles lues sont de qualité. Simplement, il y a des ambiances différentes, des manières de traiter les sujets différentes. Mon avis de lecteur est donc totalement subjectif.
Achetez l'anthologie et lisez-la, c'est encore le mieux à faire.

Cliquez sur le lien "Malpertuis VII" ci-dessous pour aller sur le site de l'éditeur et acheter ce chouette recueil :
Malpertuis VII


Merci à Thomas Bauduret et à Christophe Thill pour ce beau travail, merci à eux pour leur gentillesse, merci et bravo aux 22 autres auteur(e)s. 
À l'an prochain ?

lundi 30 mai 2016

Les Imaginales 2016

J'innove : ma première visite aux Imaginales, mes premières dédicaces en salon, mon premier article "one shot" (aujourd'hui, je n'écris pas de brouillon ! l'article va ressembler à ce que j'ai vécu : une course folle).
Arrivée vendredi 27 avec Cédric autour de midi. Saut rapide à notre appart' RBNB, pique-nique fissa et "à nous l'après-midi" : salon, conférences, re-salon, boire un coup, re-salon, re-conférence... Bref, on a croisé beaucoup de monde, des filles body paintées qui chantent des airs d'opéra, des éditeurs, des magiciens, des dragons, des châteaux forts, et bien sûr des auteurs et des grenouilles. 
Le soir en terrasse, place des Vosges, avec Manu et les autres, en t-shirt ou presque jusqu'à plus de minuit, top ! 
Le lendemain matin, Elodie (en photo ci-dessus) nous a gentiment incrustés sur le stand Malpertuis où nous avons dédicacé l'antho Malpertuis VII : super moment avec Christophe et Thomas, merci à eux. Passé sur le stand Luciférines, où Barbara et les nouvellistes de "Sombres félins" dédicaçaient à tout va, eux aussi. Code couleur ? Le noir ! Ambiance Catwoman et La Crampe à tous les étages  ;) Puis pique-nique CoCyclics, encore des rencontres et des rencontres (salut à toi "Bourbon kid"  ;). Bref. On a repris la route samedi aprèm, le 28... 
Ambiance un peu comme ça, pour Cédric et moi :

Pfiou ! Tout est allé tellement vite... Je ne suis plus tout à fait sûr que tout ça était bien réel.
J'ai déjà visité un petit paquet de salons, celui-ci n'était pas le premier. Mais si je devais en refaire un seul : sans hésiter, ce serait celui des Imaginales. 
Merci à toutes/tous celles/ceux rencontré(e)s, la liste est trop longue, je ne la ferai donc pas.
Long live les Imaginales !

Et à l'an prochain ;)